STOP à la casse de l’Université

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Appel à mobilisation

Reims, le 14 novembre 2020

STOP à la casse de l’Université

Assemblée générale des personnels de l’URCA
Lundi 16 novembre 2020 – 18h30

Chers et chères collègues,

La loi de programmation de la recherche (LPR) terminera son parcours parlementaire la semaine prochaine par les votes par l’Assemblée nationale mardi à 21h et par le Sénat vendredi à 11h du texte issu de la commission mixte paritaire. Le texte initial de la LPR multiplie les attaques contre le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et y accentue la précarité : généralisation du financement par projets, développement des statuts dérogatoires et du recrutement sur des contrats à durée déterminée.

Outre ces graves attaques, les mesures adoptées par la commission mixte paritaire dégradent encore plus le statut national des enseignants-chercheurs et remettent en cause leur indépendance en offrant la possibilité aux établissements de recruter directement les futurs maîtres de conférences sans qualification préalable par le CNU et en supprimant la qualification autorisant l’accès des maîtres de conférences titulaires au corps des professeurs. Elles mettent ainsi à mal l’évaluation par les pairs et favorisent encore plus le localisme et le népotisme. Elles criminalisent aussi l’organisation de réunions ou de manifestations sur les campus (jusqu’à 3 ans de prison et de lourdes amendes), préparant ainsi tout un appareil répressif contre le monde universitaire et son potentiel critique.

Mercredi, le CNESER rendra son avis sur le Projet de Loi de Finances 2021, budget qui fait suite à un projet de loi de finances rectificative dont le SNESUP-FSU a pu d’ores et déjà dénoncer l’insuffisance.

Hier, la ministre a persisté dans le mépris et la provocation vis-à-vis de la communauté universitaire dans une tribune publiée par le journal Le Monde. Elle a attaqué de manière éhontée la CP-CNU après l’avoir écartée de toute discussion sur les amendements concernant la suppression de la qualification par le CNU (voir ici la lettre de la CP-CNU au Président de la République toujours ouverte à signature).

L’attaque contre l’Université et les libertés académiques est sans précédent.

Le SNESUP-FSU a déposé un préavis de grève dès le 4 novembre dernier. Il court jusqu’au 30 novembre et vise à soutenir l’ensemble des collègues engagé·es dans les actions nationales et locales en cours contre la LPR et les initiatives multiples auxquelles ils et elles pourraient prendre part : vous le trouverez en cliquant ici.

Dans un contexte difficile, nous vous appelons à continuer à défendre, ensemble, le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Nous vous invitons à participer à l’Assemblée générale en ligne des personnels de l’URCA :

Lundi 16 novembre 2020 à partir de 18h30

Cf. lien reçu par courriel sur votre boîte univ-reims.fr

La section SNESUP‑FSU de l’URCA

snesup-fsu@univ-reims.fr  –  www.snesup-fsu-urca.fr  –  twitter.com/SnesupUrca

Tout travail mérite salaire !

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Communiqué de la section SNESUPFSU de lURCA

Reims, le 4 septembre 2020

Tout travail mérite salaire !

Dans un précédent communiqué, nous appelions au paiement de l’intégralité du service d’enseignement des collègues prévu avant la fermeture de l’établissement pour cause de confinement, et ce quel que soit leur statut.

Dans un ultime geste de défiance en date du 20 juillet 2020, le président de l’URCA Guillaume Gellé a remis en cause la validation des services effectuée par certaines composantes et suspendu le paiement d’heures de TP réalisées depuis le 17 mars 2020 (soit à partir du confinement) au motif que ceux-ci ne seraient, selon lui, pas adaptables en distanciel. D’où vient cette soudaine et bien tardive posture de principe du président ? D’une volonté de faire des économies sur le dos des personnels ? M. le Président, dans sa tour d’ivoire, n’a semble-t-il pas pris conscience des efforts consentis par les enseignants pour assurer la continuité pédagogique qu’il appelait pourtant solennellement de ses vœux ? Pourquoi n’a-t-il pas annoncé ses principes plus tôt, dès le début du confinement, pour éviter aux collègues de travailler sur des adaptations de leurs enseignements, qui aujourd’hui sont considérées comme nulles et non avenues sans autre forme de justification que leur appartenance à une composante ?

La section SNESUP-FSU de l’URCA prend acte du comportement de la présidence et particulièrement de sa suspicion de fraude visant les collègues et les composantes et demande à nouveau le paiement de TOUTES les heures dues aux enseignants, quelle que soit leur composante. La section se réserve le droit d’engager toutes les actions possibles, y compris sur le plan juridique, pour mettre fin à cette remise en cause, aussi injuste que méprisante, du travail des collègues et des composantes de notre université. Nous invitons d’ailleurs tous les collègues qui sont lésés sur le paiement des heures effectuées depuis le confinement à nous le faire savoir en nous écrivant à : snesup-fsu@univ-reims.fr.

La section SNESUP-FSU de l’URCA alerte également le président sur le risque d’une rentrée sans enseignements puisque celui-ci, de façon totalement contradictoire, appelle à nouveau les collègues via le plan d’organisation de la rentrée universitaire 2020-2012 de notre université à la mise en œuvre de CM, de TD et de TP en distanciel. Comment croire en effet que les collègues seront prêts, au delà de leurs obligations statutaires, à renouveler leur engagement face à la situation particulière de la pandémie si celui-ci n’est in fine pas reconnu voire nié ?

La section SNESUP‑FSU de l’URCA

snesup-fsu@univ-reims.fr  –  www.snesup-fsu-urca.fr  –  twitter.com/SnesupUrca

Pour tous les personnels, quel que soit leur statut, tout service prévu doit être réputé fait !

 C   o   m   m   u   n   i   q   u   é   d   e   l   a   s   e   c   t   i   o   n   S   N   E   S   U   P      F   S   U   d   e   l      U   R   C   A 

Reims, le 22 juin 2020

Pour tous les personnels, quel que soit leur statut, tout service prévu doit être réputé fait !

Alors que les personnels ont dû s’adapter en urgence au prix d’importants sacrifices pour maintenir à distance des enseignements dans des conditions souvent délétères,

Alors que le risque est grand que des étudiants déjà fragilisés décrochent de l’enseignement malgré les efforts colossaux fournis par les personnels durant la période de fermeture de l’établissement,

Alors que la ministre multiplie les discours contradictoires sur le déroulement de la prochaine rentrée, et que les collègues tentent de résoudre le casse-tête organisationnel généré par des consignes ministérielles aussi intenables que floues,

A l’URCA, le choix a été fait par la gouvernance de récompenser les enseignants pour leur dévouement de la plus élégante des manières : il leur est demandé de faire la preuve qu’ils ont travaillé faute de quoi ils ne seront pas payés ! Le scandale ne s’arrête pas là : il ne suffit pas d’avoir travaillé et de le prouver pour être rémunérés, il faut encore que le travail fourni réponde à des critères aberrants, sortis du chapeau présidentiel alors que la plupart des enseignements ont désormais pris fin.

On peut ainsi lire, dans un mail adressé par Guillaume Gellé aux direct.rice.eur.s de composantes, que l’enseignement doit avoir donné lieu à une interaction avec les étudiants « significative » pour qu’il soit reconnu et donc payé, ou encore que « la simple fourniture d’un support numérique sans interaction pédagogique avec les étudiants ne saurait donner lieu à validation même si le support a été produit ou adapté pour la circonstance » ! Le traitement réservé aux TP est encore plus radical : « les TP semblent généralement délicats à valider, à moins d’une mise en œuvre de solutions innovantes ».

A peine atténué par des injonctions hypocrites à la « bienveillance », ce mail de la présidence est une offense aux sacrifices consentis par les collègues et au dévouement dont ils ont fait preuve durant la fermeture de l’établissement pour fournir un service public d’enseignement supérieur malgré les circonstances dramatiques.

Ces consignes invitent au flicage des enseignants et semblent autoriser toutes les dérives : collègues accusés de n’avoir pas fait leur travail dans un courrier écrit par un directeur de composante, collègues contraints de devoir « prouver » leurs interactions avec les étudiants dans certains départements, « enquêtes » menées auprès des étudiants pour mesurer le degré d’interaction avec l’enseignant… Et la liste des témoignages envoyés par les collègues est malheureusement loin d’être exhaustive !

La section locale du SNESUP-FSU demande au président de l’URCA :

  • de mettre fin immédiatement à cette procédure inique d’« évaluation des services d’enseignement » ;
  • de mettre en paiement l’intégralité du service d’enseignement des collègues prévu avant la fermeture de l’établissement, et ce quel que soit leur statut (titulaires, contractuels et vacataires) ;
  • de joindre le discours à l’action : la bienveillance et la reconnaissance clamées par mails doivent se traduire par une augmentation substantielle des moyens pour la prochaine rentrée universitaire.

La section SNESUP‑FSU de l’URCA

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Nos priorités : la santé et la solidarité !

Communiqué de la section SNESUP-FSU de l’URCA

Reims, le 6 avril 2020

Nos priorités : la santé et la solidarité !

La pandémie actuelle met au premier plan de toutes les préoccupations la préservation de la santé. La situation sanitaire et sociale que nous vivons actuellement est inédite. Nous n’avons d’autre choix que de respecter des consignes de confinement strict afin de limiter la propagation rapide de l’épidémie. Cette situation bouleverse nos repères et nos équilibres travail-famille, souvent déjà fragiles, et semble devoir durer encore plusieurs semaines.

Les injonctions du gouvernement à la « continuité pédagogique » ou à la « continuité des activités », et qui sont relayées localement, trouvent parfois des traductions dans des normes imposées aux collègues par certaines directions de composante ou d’administration (obligation d’utiliser certains outils, de mettre en ligne la version intégrale des cours, de réaliser des visios aux heures initialement prévues dans l’emploi du temps…). La tentation de vouloir continuer à distance à un rythme « normal » alimente une illusion de la normalité, totalement déconnectée de la réalité.

La période que nous vivons n’a rien de normal !

Pour nos étudiants d’abord, la situation est souvent extrêmement difficile : ils peuvent être isolés car éloignés de leur famille, dans des situations financières très dégradées car coupés des revenus d’appoint que leur procurent les « petits boulots », logés de manière exiguë sans accès stable à internet ou sans matériel informatique adapté. Ils sont parfois en première ligne dans les activités de lutte contre le virus ou de distribution des denrées alimentaires, au service de la population : étudiants en médecine auprès des personnes malades, étudiants des filières du secteur sanitaire et social auprès des personnes fragiles ou isolées, étudiants hyper sollicités dans le secteur de la grande distribution pour éviter les pénuries…

Ces conditions vécues par nos étudiants nous rappellent à quel point il est essentiel de penser la continuité pédagogique comme l’opportunité de maintenir des contacts avec eux, quand cela est possible, pour leur communiquer solidarité et soutien moral. Le maintien coûte que coûte d’enseignements à distance avec des attentes démesurées, au risque de les sur-occuper, n’aboutira qu’à pénaliser nos étudiants les plus fragiles et les plus impliqués dans la lutte contre les conséquences de l’épidémie.

Pour nous, enseignants, enseignants-chercheurs et personnels de l’administration, titulaires, contractuels et vacataires, le maintien d’une activité professionnelle se fait nécessairement dans un mode dégradé. Nous vivons et vivrons cette période dans des conditions hétérogènes et qui ne peuvent pas être normées. Les conditions matérielles de confinement, d’approvisionnement, d’accès à une connexion internet, la présence d’enfants, de parents, la maladie de soi ou d’un proche, dès aujourd’hui ou plus tard, ou encore l’anxiété, sont incompatibles avec un fonctionnement « normal ». Certains parviennent à travailler à temps plein, d’autres à temps très partiel, d’autres pas du tout, et les situations vont nécessairement évoluer. Les solutions que nous trouverons seront nécessairement diverses et artisanales.

Il est donc illusoire et dangereux de programmer la reproduction à l’identique de tous les cours au format vidéo, de demander un reporting serré des activités réalisées, ou de chercher à délivrer des notes à un rythme ordinaire et coûte que coûte. Et conditionner la rémunération des personnels à la stricte application de ces normes, comme cela semble être évoqué dans certains départements, est inacceptable ! Plus que jamais, ce type d’injonctions complique les situations déjà difficiles et peut conduire à une fragilisation de la santé des personnels en empiétant sur leurs temps de repos, par exemple en poussant les collègues à travailler le soir quand les enfants sont couchés, ou le week-end. Plus que jamais, nous avons besoin d’être disponibles pour nos proches. Prendre soin d’eux et de nous-même doit rester la priorité. Nous ne devons pas choisir entre notre santé ou celle de nos proches et notre rémunération.

Revenons aux valeurs fondamentales de solidarité et de fraternité

Dans ce contexte extrêmement dégradé, il est de notre devoir, nous personnels de l’URCA, de garantir la solidarité et la cohésion entre tous les membres de la communauté universitaire.

Cela doit se traduire par le traitement le plus bienveillant possible de nos étudiants, en faisant passer au premier plan leur santé et leur sécurité.

Cela doit également passer par la garantie, apportée par la direction de notre université, que les personnels ne seront pas pénalisés, notamment sur le plan financier, par cette situation. Cette garantie doit être apportée à tous les personnels, quel que soit leur statut : titulaires, contractuels et vacataires.

De nombreuses interrogations subsistent à ce jour quant aux implications qu’aura, pour les étudiants et les personnels de l’URCA, la déclinaison locale du principe de « continuité pédagogique » pensé par notre ministère. Nous avons interpellé la présidence pour lui poser des questions concrètes à ce sujet et nous assurer que les choix opérés à l’URCA seront avant tout guidés par des considérations de solidarité et de fraternité (télécharger le courrier que nous avons adressé au président de l’université). C’est la seule réponse pertinente pour faire face à la situation exceptionnelle et dramatique que nous traversons !

La section SNESUP‑FSU de l’URCA

snesup-fsu@univ-reims.fr  –  www.snesup-fsu-urca.fr

Télécharger le questionnaire adressé au président de l’URCA